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Pourquoi l'économie évolue par cycles

Étape 1 sur 4

"History doesn't repeat itself, as Mark Twain said — it rhymes; things come back but they don't quite come back in the same form."

L'histoire ne se répète pas, disait Mark Twain, elle rime : les choses reviennent, mais jamais tout à fait sous la même forme.

Warren Buffett, University of Georgia, 2001

Expansion et récession ne sont pas des anomalies : elles sont la conséquence naturelle de la façon dont le crédit s'accumule puis se résorbe, comme décrit dans la leçon précédente, et les reconnaître aide à comprendre pourquoi même de bonnes entreprises traversent des périodes difficiles qui ne dépendent pas d'elles.

Le cycle économique court dure en général quelques années : le crédit s'étend, les dépenses et les prix montent, puis les banques centrales interviennent pour refroidir l'économie quand l'inflation monte trop, les dépenses ralentissent, et une phase de contraction commence. Après un certain temps, le cycle repart de zéro.

Il existe aussi un cycle plus long, qui se mesure en décennies : la dette totale des ménages, des entreprises et des États croît plus vite que les revenus pendant une période prolongée, jusqu'à ce que la rembourser devienne intenable et qu'une correction plus profonde soit nécessaire - ce que l'actualité financière appelle souvent une crise de la dette ou une récession sévère.

Pour qui investit selon une approche value, le cycle économique n'est pas une prévision à réussir, mais une raison de plus d'exiger une marge de sécurité : une entreprise achetée à un prix qui intègre déjà une phase difficile résiste mieux à un ralentissement qu'une entreprise achetée à un prix qui suppose que les bons moments dureront toujours.