Le biais de confirmation
Étape 1 sur 4
"Once you put a scene like that on a screen, that's what tens of millions of people will believe happened. I think the odds of that being an accurate rendition of history are extraordinarily low, but twenty years from now, more people may believe that version than any other version of the events."
Une fois que vous mettez une scène comme celle-là à l'écran, c'est ce que des dizaines de millions de personnes croiront qu'il s'est passé. Je pense que les chances que ce soit une restitution fidèle de l'histoire sont extraordinairement faibles, mais dans vingt ans, plus de gens croiront peut-être cette version-là que n'importe quelle autre version des événements.
Le biais de confirmation est la tendance à ne rechercher que les informations qui confirment ce que vous pensez déjà, et à écarter celles qui le remettent en question.
Dès que vous achetez une action, votre esprit cesse d'être neutre : vous commencez à remarquer les nouvelles positives sur cette entreprise, à fréquenter des forums et communautés qui partagent votre avis, et à balayer chaque signal négatif comme du « bruit » ou des « gens qui n'y comprennent rien ». Ce n'est pas de la malhonnêteté - c'est un mécanisme automatique qui agit avant même que vous vous en rendiez compte.
En value investing, ce biais est particulièrement insidieux : vous avez fait une analyse, vous vous êtes convaincu d'une valeur intrinsèque, et plus vous avez investi de temps et d'attention dans cette thèse, plus il devient coûteux émotionnellement de la remettre en question. Le risque est de rester accroché à une thèse que les faits ont déjà démentie.
Le remède n'est pas de cesser d'avoir des convictions, mais d'en chercher activement la réfutation : avant chaque décision importante, demandez-vous quel serait le meilleur argument contre votre thèse, et allez chercher qui le défend au lieu d'attendre qu'il vous atteigne tout seul.